Marie-Claude Lortie est heureuse de trouver une bonne table à Westmount, ville où selon elle, ça ne court pas les rues. Vic Market est un petit resto grano qui trouverait sûrement sa place À San Francisco ou Santa Monica. Tout ce qui y est proposé n’est pas nécessairement parfait mais il y a suffisamment de choses intéressantes pour y retourner quand notre coeur de végétarien bat plus fort qu’à la normale. M-C à particulièrement aimé la salade de chou au sésame et le biscuit au chocolat moelleux. Vic Market fait aussi boutique et on y déniche des produits santés.
Robert Beauchemin, lui, mange aux antipodes : Ta est un resto australien où l’on peut manger beau, bon, pas trop cher. Au menu, les meatpies, des pâtés à la viande farcis de chili con carne, de cari d’agneau et tutti quanti. Vous y dévorerez aussi des sausage rolls et des pastis. La dent sucrée sera bien servie avec une portion de Lemington : un gâteau blanc à la confiture, crème de chocolat et noix de coco. Ça coute moins cher qu’un billet d’avion pour le pays de Skippy!
La Gazette
Lesley Chesterman s’offre le luxe cette semaine. La Porte est un resto français dans la grande tradition. Il sert son impeccable cuisine depuis quatre ans sur le Boulvard St-Laurent. On se délecte d’amuse bouches de purée de petits pois et gelée de homard. Au chapitre des entrées, de bon morceaux de homard servis avec des pâtes dans une sauce au lait fumé, bacon et truffe. On peut préférer les ris de veau légèrement croustillants servis avec de la chorizo et des petits pois. Du côté des plats principaux, du boeuf servi de deux façons (épaule braisée 72 heures et faux filet grillé) cuit à la perfection, accompagné de gâteau de polenta, artichauts braisés, tomates rôties et jus de cuisson réduit, aromatisé aux anchois. Ou encore, l’assiette surf and turf de porc emballé dans une galette de sarrasin (le chef est breton), et homard, le tout arrosé d’une sauce gribiche. Le restant du repas est à l’avenant. Seule ombre au tableau, le foie gras poêlé qui contenait beaucoup de nerfs. Qu’à cela ne tienne, quand Mme Chesterman rêve d’un repas français, c’est à La Porte qu’elle rêve!
Et elle a aussi aimé sEb l’Artisan Culinaire à Saint-Jovite. Une belle surprise. Lisez la critique ici.
Quant à Sarah Musgrave, c’est dans la région du nouveau Chinatown autour de la rue Sainte-Catherine Ouest, qu’elle retourne après quelques années chez Phayathai, un chaleureux resto thaïlandais. Un début de repas musclé : la soupe maison est presque une sculpture avec ses nombreux morceaux de calmars, sa pince de crabe, ses pétoncles et ses piments forts qui flottent sur un bouillon délicieux et…piquant. Piquant aussi la salade de canard émincé, menthe, citronnelle, chou et laitue. Les plats principaux reviennent à une température acceptable : aubergines au chili et basilic, et du canard dans une sauce de cari rouge et au lait de coco agrémenté pousses de bambous, ananas, poivrons et basilic de coco. Finalement, bien que pas aussi bon que les souvenirs qu’elle en gardait, Phayathai demeure une adresse sur laquelle on peut encore compter.
Voir
Gildas Meneu se promène rue Laurier, section Mile End et découvre L’un des sens, un resto qui se veut résolument citoyen : produits locaux, cuisine de saison et bio, quand ils sont disponibles. Le nom des plats sont longs comme des romans, mais on l’avantage de bien décrire ce qu’on retrouvera dans notre assiette. Saumon hyper tendre servi avec une brunoises de poire asiatique et de radis, agrémenté de gelée de thé et de perles de coriandre. Un gaspacho de tomates et pastèque un peu trop sucré au goût de Monsieur Meneu, mais estival. (Commentaire de Antoine : en début juin, c’est local et de saison les tomates et la pastèque?) Ou encore une omble chevalier, avec un quinoa aux poireaux en forme de risotto et un trait de purée de ratatouille bien aromatisée. Bien qu’un peu trop cuite, l’omble est le succès de la soirée. Bel atmosphère.
Hour
Catherine Macpherson elle aussi mange australien, chez TA (qui veux dire tourtière australienne). Elle a été complètement séduite.
